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catastrophe naturelle - sécheresse et végétations

Le 09 juillet 2012
l'impact de la végétation est en général réduit en matière de catastrophe naturelle par sécheresse

Alors que s'intensifie l'occurrence des phénomènes climatiques extrêmes tel que les sécheresses un certain nombre d'ouvrages de bâtiment  présentent d'importants dégâts

 

Ces dégâts sont, dans la plupart des cas, causés par des mouvements de terrain consécutifs au retrait ou au gonflement des sols de fondation des constructions ou se trouve de l’argile. [i] 

 

Le niveau d’aléa du retrait gonflement est relatif à plusieurs données :

 
   

 

 

Document 1 : Ministère de l'Écologie, du Développement et de l’Aménagement Durables, Direction de la Prévention des Pollutions et des Risques, Sous-direction de la Prévention des Risques majeurs (2008) Le retrait-gonflement des argiles – Comment prévenir les désordres dans l’habitat individuel ? P. 13

 

Il ressort de ce document que la proximité d’arbres n’est qu’un élément provoquant une faible probabilité de fissures de la structure.

 

Les sols argileux présentent parfois des variations de volume parfois importantes lorsque leur teneur en eau varie en réponse aux conditions climatiques et à l’action de leur végétation.

 

L’impact réel de la végétation sur le retrait-gonflement et ses incidences sur les constructions doit être démontrer et prouver, notamment par le biais d’un Bilan hydrique, qui est la comparaison entre les quantités d’eau fournies à une plante (précipitations, arrosage, etc) et sa « consommation ».

 

CF CA de Toulouse, dans un arrêt du 7 janvier 2008

 

  • ·        Doit être pris en considération la profondeur des fondations, l’implantation de la végétation par rapport à l’ouvrage ( hauteur de profondeur des racines.

 

Dans ses bilans hydriques, il convient de prendre en compte l’Évapotranspiration, qui correspond à la quantité d’eau totale transférée du sol vers l’atmosphère par l’évaporation au niveau du sol (fonction des conditions de température, de vent et d’ensoleillement notamment) et par la transpiration (eau absorbée par la végétation).

 

La phénologie de l’espèce, en particulier la persistance (résineux notamment, ou espèce sempervirente) ou non (espèces décidues) de son feuillage et sa surface projetée de feuilles (appelée indice foliaire), sont les deux déterminants majeurs de la consommation en eau de la végétation. En d’autres termes , plus il y a de feuilles plus la consommation d’eau est importante.

 

De plus il a été établi que les propriétés physiques et hydrodynamiques du sol constituent, avant l’espèce d’arbre considéré, le facteur principal qui détermine la distribution des racines et leur accès aux couches argileuses ». [ii] 

 

Ainsi, avant d’avancer que la végétation puise toute l’eau souterraine, il convient d’étudier le type d’arbre, notamment la surface foliaire de ces derniers ; de même que la distance qui les sépare des fondations de l’édifice. 

 

 

A l'échelle d'une année hydrologique, on considère que les bilans d'eau sont équilibrés, c'est-à-dire qu'une égalité a pu se constituer entre la somme des flux entrants et la somme des flux sortants. On considère ainsi pour un bassin versant que :

 

P = ETR + Es + I

 

Avec :

- P : les Précipitations (pluie ou neige)

- ETR : l'Evapo-Transpiration Réelle (évaporation d'eau au niveau des surfaces libres et transpiration due aux végétaux)

- Es : l'Écoulement de surface (ruissellement et écoulement au niveau du réseau hydrographique de surface)

- I : l'Infiltration en profondeur (drainage)

 

Lorsque l'on considère un pas de temps dt quelconque, la variation de volume d'eau (dW) que subit le système considéré (bassin versant, sol, nappe, etc.) est donc égale à la différence entre les flux entrants et les flux sortants du système.

 

Si dW < 0, le bilan hydrique est déficitaire, on observe une perte d'eau au cours du laps de temps considéré.

 

Au contraire, si dW > 0, il y a recharge du système.

 

Lorsque le système considéré est le sol, on représente ce dernier comme un réservoir.

 

Il se remplit par l'arrivée d'une fraction des précipitations qui parviennent à le pénétrer (pluie efficace).

 

Il se vide sous l'action de deux mécanismes : d'une part, par drainage lorsque sa teneur en eau est telle que les forces de rétention capillaire créées par sa matrice solide ne sont plus suffisantes pour retenir l'ensemble de l'eau qu'il contient, et d'autre part par l'absorption racinaire due à la transpiration des végétaux implantés dans le sol.

 

Une évaporation directe peut également avoir lieu à sa surface, c’est à dire en l’absence de végétation sous l’influence de forts gradients thermiques.

 

Ainsi, dans un système naturel, la seule entrée du système est représentée par les précipitations.

 

Dans des systèmes fortement affectés par l’activité humaine l’irrigation est aussi un des facteurs importants du bilan de l’eau.

 

En fait l’eau de pluie ou d’irrigation n'arrive pas en totalité au niveau du sol car en effet, les couverts des végétaux peuvent en intercepter près de 40 % comme le montrent les travaux des forestiers sur des espèces à feuillage permanent et dense comme certains résineux. Une petite fraction coule aussi le long des troncs.[iii]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une étude présentée dans le magasine Sycodès information par Jarrault et Chevalier (1991), a eu pour but de recenser les différentes essences végétales pouvant avoir un rôle aggravant dans les sinistres liés à la dessiccation des sols.

 

 

Le tableau qui suit récapitule les différentes données récoltées pour chaque type de végétation.

 

 

Il convient donc d’étudier le coefficient d’agressivité des arbres considérés, de même que la distance qui les sépare des fondations de l’édifice, plus ou moins profondes, avant que de soutenir que la végétation est la cause principale du dommage.

 

Ainsi, les arbustes et l’herbe sont nettement moins gourmands en eau que le sont les arbres.

 

En ce sens, les arbres situés au delà de la distance maximale de désordre n’ont pas le potentiel d’agir sur l’assèchement du terrain au niveau des fondations et n’ont donc aucun impact.

 

 

 

Prime sur l’impact de la végétation en cas dessiccation du sol, les contextes géologique et climatique d’un cas particulier.

 

Il apparaît évident que toute assertion tenant au potentiel taux de gravité de l’impact de la végétation sur l’assèchement du sol doit être démontrée scientifiquement, notamment par un géotechnicien.

 

 

 



  • ·         [i] .)

 

 

  • ·         [iii] .